Violens : Sensation Descends  posté le dimanche 20 février 2011 16:00

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Wavves : King Of The Beach  posté le dimanche 17 octobre 2010 13:17

Blog de neil :Les sons CosmoChroniques, Wavves : King Of The Beach

 

Troisième album pour ce duo bruitiste lo-fi détraqué mené par le jeune chanteur Nathan Williams et… redéfinition totale du groupe. 

Les deux premiers opus de Wavves abordaient un son volontairement crade, saturé à outrance, un vrai bazard à l'efficacité supersonique pouvant pousser mamie vers la défenestration. Pour certains, inaudible et insupportable pour d'autres un vrai bonheur de défouloir foutraque (là je parle pour moi, excellent accompagnement pour bosser sur certains projets). Bref, une hécatombe sonique redoutable bienvenue dans une période souvent trop lisse.

 

King Of The Beach marque un renouveau sur deux aspects. Le premier concerne la formation elle même : le départ du batteur d'origine laisse la place à deux rescapés du regretté Jay Reatard, Billy Hayes (batterie) et Stephen Pope (basse). Le second est en quelque sorte la conséquence de ce mouvement : tenant compte de l'univers sale et abrasif des parutions précédentes, le style s'est considérablement épuré gagnant en mélodies et homogénéité sans pour autant s'assagir.

Wavves revendique clairement avec King Of The Beach sa "surfpunkattitude" – comme beaucoup trop de groupes au revival punk à roulettes me direz-vous – mais l'approche se veut moins consensuelle que ses contemporains et certains de ses aînés, en effet, même si la majorité des morceaux pourraient faire l'affaire sur les ondes d'un campus californien, on mettrait plutôt Wavves du côté cramoisi de la plage et non côtoyant les rebelles de luxe du punk mélodique au son et l'imagerie bien (trop) astiquée.

 

Au premier abord King Of The Beach est frontal, attaque directement avec le morceau du même nom comme un hymne à la jeunesse agitée. Dès les premières notes, les habitués des opus précédents prennent une claque monumentale… exit le bazar innommable et génial, ici la mélodie est clairement  perfectible… même bien dessinée… un héritage évident des membres de Jay Reatard qui se développe et surprend sur les morceaux à venir. 

Pour ne pas développer dans le détail, on dira que Wavves nous embrouille à merveille en violant comme il se doit quelques références du genre punk et d'autres horizons. On y croise pêle mêle du Pixies hédoniste, du Pavement jovial, du Nirvana shooté au soleil, du Rancid chanté par des pré-ados comme du NOFX déguelasse… bref, ça joue avec les codes, et ce pour mieux les dépasser. Le résultat est jouissif, les sons saturés désordonnés et noisy s'appuient sur des mélodies qui claquent même sur des morceaux aux rythmiques plus posées et aux chœurs aussi simpl(ist)es qu'enivrants.

 

Intéressant à constater, l'album attaque fort sur les premiers morceaux pour mieux aborder la suite. En effet, à mi-chemin de King Of The Beach, on découvre un univers déroutant qui nous conforte dans l'idée que le surf-punk cramoisi est une facette pour mieux nous séduire et nous piéger. D'une première partie haletante en passant par une magnifique pause à la Raveonettes, Wavves nous amène vers un son plus tempéré, singulier, sans perdre en facétie. Avec du recul on réalise que l'ensemble est d'une étonnante cohésion, que Wavves développe son propos pour nous amener plus loin… à sa guise. 

King Of The Beach dépasse donc le simple opus d'ados pré-pubères en recherche de sensations fortes, ces gars là, aussi jeunots soient-ils, nous leurrent avec leurs poses de branleurs fumeurs de beuh des bacs à sables et c'est une formidable surprise…
 

Un morceau, et deux clips sur NeiL's MySpace

www.myspace.com/wavves

L'écoute gratuite du single King Of The Beach, c'est par ici !

 

Interview video live ci-dessous ;-)

 

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Interview video live de Wavves  posté le dimanche 17 octobre 2010 13:00

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Wild Nothing : Gemini  posté le mercredi 25 août 2010 18:13

Blog de neil :Les sons CosmoChroniques, Wild Nothing : Gemini

 

Et si nous retournions dans ce qui se faisait de mieux fin des années 80 début 90 tout en nous projetant sur l'avenir ? C'est ce que nous propose Wild Nothing, ou plus exactement Jack Tatum unique pilote de cette formation.
Ceux qui ont fréquenté les Cocteau Twins, connu l'apogée du label 4AD, ont vu naître Creation & Sarah Records, ont succombé à l'ivresse guitaristique de Johnny Marr au sein des Smiths et laissé séduire par le son My Bloody Valentine vont pouvoir se réjouir ; Wild Nothing c'est cet héritage tout en s'inscrivant sur le présent.

L'année dernière, The Pains Of Being Pure At Heart nous avait fait le coup (d'éclat) avec la noisy-pop et le shoegaze, cette année – de manière plus sombre – c'est ce premier album composé par Jack Tatum qui nous rappelle certains de nos illustres aînés en nous proposant sa vision de la dream-pop.
Gemini joue ouvertement la carte des influences, son géniteur pourtant tout juste âgé de 21 ans, nous propulse 15 à 20 ans en arrière en proposant une ambiance que l'on qualifiera de "synth-pop aérienne ultra référencée". Ce son va pourtant recoller à l'actualité : le sens intuitif du montage, la qualité des mélodies et les finitions aux contours électroniques font de cet album une œuvre entre rêve et mélancolie très actuelle.
La force de Gemini, c'est de parvenir à tirailler l’auditeur entre une certaine nostalgie et la découverte d'un univers inconnu, ou pour être plus précis, nous évoluons avec assurance sur des bases qui nous sont familières dans l'univers singulier de Wild Nothing.

La tradition pop n'a pas perdu sa relève, Jack Tatum incarne une génération décomplexée faisant fi des étiquettes pour retranscrire un espace sonore bien à lui. Le son aux colorations eighties – prônant une illumination de claviers, des guitares précieuses, une voix shootée à la réverb – n'est que l'emballage d'un contenu plus personnel, mélancolique, où les textes justifient cette sonorité remplie de spleen. Sur ce son vaporeux, sachons apprécier le maniement impeccable de la mélodie qui margés l'élégance ne s'égare pas dans le maniérisme académique.

Jack Tatum revisite un paysage connu avec un regard novateur, sans faire du neuf avec du vieux, de la même manière que Radio Dpt, Pluramon ou The Pains Of Being Pure At Heart.
Wild Nothing avec Gemini dépoussière, s'approprie et bouscule un style musical qui semblait intouchable et trop confortablement installé dans nos mémoires.

 

Un morceau, et trois clips sur NeiL's MySpace

www.myspace.com/wildnothing

Clip "french touch" de 1969 à visionner ci-dessous ;-)

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Wild Nothing : Chinatown  posté le mercredi 25 août 2010 17:55


Le morceau Chinatown illustrant le superbe court métrage Clown (1969) du réalisateur français Richard Balducci.

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