Cloud Control : Clip du morceau Into The Line  posté le mardi 16 août 2011 17:36

 

Into The Line, petit bijou lorgnant vers une new-wave atmosphérique…  
c'est pourtant toujours Cloud Control, faisant fi des étiquettes qu'on pourrait leur coller.

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Discodeine : Discodeine  posté le mardi 21 juin 2011 16:32

Blog de neil :Les sons CosmoChroniques, Discodeine : Discodeine

 

Retour en France avec un duo de choc : Cédric Marszewski (Pilooski) et Benjamin Morando (Pentile), auteurs d'un formidable album composé avec la participation d'invités de premier choix : Matias Aguayo, Baxter Dury et Jarvis Cocker (Pulp)…
Discodeine va rompre radicalement avec la précédente chronique puisqu'il s'agit ici d'une association de deux "manipulateurs" de musiques électroniques à horizons multiples.
En marge de la French Touch officielle, nos deux compères distillent un savant mélange d'électro d'(italo)disco, de house et de pop sans tomber dans l'étalage de "compétences musicologiques" que cette démarche aurait pu engendrer.

Le nom même du groupe définit très bien le contenu contradictoire : "Disco" pour l'imagerie de club dansant à paillettes qui nous viens immédiatement à l'esprit, "codéine" pour le côté camé tendance morphinique proche de l'overdose. Deux postures radicalement différentes viennent étymologiquement s'affronter, mais qu'en est-il musicalement ?
Pour répondre directement, entre le club et la pharmacie Discodeine ne choisit pas ! Même si on se dirige sur la piste de danse, ne sortez pas les pattes d'éph et la boule à facette, nous sommes loin des sonorités dansantes qui nous sont familières (ou pas…). Le duo nous accroche à coup de surprises inventives, n'hésitant pas à utiliser des instruments classiques dans les morceaux les plus clubs, multipliant les nuances sonores pour servir une musique transcendante aux atmosphères subtiles. A ce propos, le tandem Discodeine excelle dans la mise en scène, l'ensemble du disque propose autant d'ambiances que de titres, comme une série de tableaux judicieusement disposés le long de ce format, débutant avec Matias Aguayo par une atmosphère sensuelle dérangée et clôturant l'album sur une house pop luminescente portée par Jarvis Cocker (que vous pourrez retrouver sur le clip ci-dessous).
 
L'emballage "musique de club" est ici un appât pour mieux nous berner, les compositions nous attirent progressivement et de manière irrésistible vers le côté le plus malsaint de la boîte. Dictée par une ambiance déviante, parfois angoissante mais jamais plombante, cette musique utilise mille trouvailles toutes en nuances pour exprimer de manière insidieuse un hédonisme sombre.
Discodeine nous peint un univers d'obscure clarté, une toile difficilement définissable, surprenante de bout en bout où le style musical importe peu, c’est juste une histoire de moment, une narration filmique.

 

Un morceau de Discodeine et la playlist des artistes chroniqués sur NeiL's MySpace


5 vidéos dont un sujet sur Trax (Arte) ainsi qu'une pub signée 
Pilooski, illustrant cet article sur la chaîne YouTube des Sons CosmoChroniques

 

LiveWeb Arte : Discodeine et Thomas Bloch à Villette Sonique – A voir absolument !


Discodeine sur MySpace

L'album Discodeine en écoute sur Deezer

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Le clip Synchronize de Discodeine avec Jarvis Cocker  posté le mardi 21 juin 2011 16:10

Jarvis Cocker (Pulp) parfaitement à l'aise dans un registre plutôt inédit pour lui… un titre imparable dans une photographie impeccable !

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L'editing par Pilooski du duo Discodeine  posté le samedi 25 juin 2011 15:56


Tiré de l'excellente émission Trax du jeudi 4 octobre 2007 sur Arte. 

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Swans : My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky  posté le jeudi 28 avril 2011 13:44

Blog de neil :Les sons CosmoChroniques, Swans : My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky

 

 

«This is not a reunion. It’s not some dumb-ass nostalgia act» prévient Michael Gira, capitaine de l’embarcation Swans – un groupe mythique de rock US “massif“ né en 1982 dans la mouvance NoWave – que j’avoue découvrir pour la première fois lors de la sortie de ce My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky.

Merci donc Swans pour avoir eu la brillante idée de remettre le couvert après 13 années de silence, passer à côté de cette formation aurait été fort dommage d’autant que l’on doit à Michael Gira et son propre label Young God Records la découverte d’Akron/Family ou… de Devendra Banhart, qui vient au passage poser sa voix sur un morceau “Lynchien“ de cet album avec la fille de Gira (3 ans).


Ce qui frappe au premier abord, c’est l’atmosphère oppressante… une lourdeur palpable, une ampleur sonore à l’intensité saisissante où la rythmique au pilon amène une puissance primale d’une dérangeante beauté.

A l’écoute de cet album, même si comme moi l’auditeur découvre l’univers du groupe, on sent une expérience musicale dans son côté obscur particulièrement accomplie : métal décliné du Post au Drone, rock post new wave, psychédélisme dark en passant par l’indus,… le traitement sonore riche d’une bonne vingtaine d’années de musiques électriques ne fait pas l’impasse sur les reliefs électroniques et garde une place de choix pour les tonalités acoustiques. Nous ne sommes donc pas dans le systématisme d’effets procéduriers propre à un certain heavy métal, mais dans une mécanique percussive martelant un blues d’une rare violence tout comme un folk sépulcral. 

Ici la lenteur permet le malaise, le sadique, l’acharnement dans le massacre, traumatisant des structures mélodiques à paliers où les instruments se superposent en formations et étapes ordonnées. My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky revendique ce rythme posé pour entrer plus violemment en profondeur, la noirceur est appuyée par une musique répétitive tronçonnant l’âme à coups d’assemblage savant d’éléments percussifs, magnifiant un blues dévastateur. Impossible de ne pas faire un parallèle avec Nick Cave dans ses lamentations crépusculaires lorsqu’on aborde la voix grave et sombre de Michael Gira qui accentue l’ensemble glauque et dévoile toute sa puissance émotionnelle lors de la clôture de l’album, à capella.


Swans prodigue une musique désespérée aux atmosphères alternant entre puissance tellurique et acidité viscérale. Le groupe travaille le son en ordre de bataille, pilonnant de manière méthodique la structure musicale où les rares respirations judicieusement placées deviennent vitales. Du lourd composé jusqu’aux finitions avec une attention propre à l’artisanat d’art.

My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky est un disque dont la violence atteint profondément l’être sans adopter une posture frontale, une bande son de nos cauchemars d’une insaisissable et farouche beauté… un disque à classer entre le magnifique Earth – piloté par Dylan Carlson, auteur d’une nouvelle merveille en février dernier – et les cultissimes Slayer.


Un morceau de Swans et la playlist des artistes chroniqués sur NeiL's MySpace


6 vidéos illustrant l'article sur la chaîne YouTube des Sons CosmoChroniques
 

Swans sur MySpace

Young God Records

Un morceau live et un clip ci-dessous ;-)

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